J’ai pris mon poste à l’accueil administratif de la Cinémathèque début mars 2012 (à l’ouverture de l’exposition Tim Burton). Je travaillais de 14h à 19h du lundi au vendredi.
J’ai commencé avec un CDD d’un mois, étant là pour remplacer une demoiselle en arrêt maladie.
Cela ne devait pas durer plus longtemps.
Mais il s’avère que finalement j’ai enchaîné les CDD d’un mois (voire de 15 jours) jusqu’en septembre 2013, date à laquelle j’ai demandé à récupérer la place de mon collègue du matin (9h-14h) qui quittait son poste.
Cela m’a été accordé et City One me promettant depuis quelques temps déjà un CDI, je pensais être enfin titularisée (sachant que la jeune femme que je remplaçais avait été, entre temps, placée en poste à l’accueil des bureaux de City One).
Mais il n’en a pas été ainsi.
Ma responsable de l’époque, Mlle Cristina Greggio, m’a alors expliqué que, comme l’agence était dans l’attente de savoir si la Cinémathèque allait renouveler le contrat de prestation d’accueil, elle me faisait de nouveau un CDD mais de 4 mois et quelque, celui-là, dans l’attente. Et si le contrat était renouvelé j’aurais alors droit à mon CDI.
J’ai alors demandé une promesse d’embauche écrite, ce qui m’a été refusé.
Mlle Greggio argumentant que l’agence ne faisait pas ce genre de lettre et qu’elle me donnait personnellement sa parole.
J’ai à cette occasion également demandé à faire plus d’heures et Mlle Greggio a donné son accord pour je fasse une heure de plus par jour à l’accueil public (à savoir le contrôle cinéma, le vestiaire et l’accueil aux expos).

J’ai donc eu droit à un nouveau CDD allant du 4 septembre 2013 au 10 janvier 2014 avec comme horaires 9h-15h du lundi au vendredi (à savoir 30h hebdomadaire).
Je dois préciser que mon collègue du matin ne quittant son poste que fin septembre, j’ai continué à travailler l’après midi tout le mois de septembre de 14h à 19h (à savoir 25h hebdomadaire).
J’ai  pu prendre mes fonctions le matin début octobre.


A ce stade de mon témoignage, je tiens à faire un aparté sur ce qu’il m’a été dit et demandé par Mlle Greggio concernant mon collègue.
Elle m’a demandé d’essayer de faire en sorte que ce dernier  parte plus tôt car elle disait ne pas l’apprécier, qu’il  n’était pas compétent pour le poste (au contraire de moi alors que j’avais été formé par lui….étonnant non ?) et qu’elle serait bien aise de se débarrasser de lui plus tôt que prévu.
Je n’en ai rien fait, lui répondant que c’était à elle de gérer cela.
J’ai également dû former mon remplaçant durant 2 semaines.

Nous voilà donc début octobre avec ma prise de poste au matin.
A la réception du planning (à peine une semaine avant), je me rends compte que mon heure en plus journalière n’est pas planifiée. J’essaie d’avoir une explication mais sans succès, personne ne semble s’en préoccuper.
La fin du mois arrive et je me rends comte qu’il manque de l’argent sur ma fiche de paie par rapport à ce que je devais recevoir contractuellement. Et là, on me répond que je n’ai travaillé que 25h par semaine et non pas 30h et donc qu’il n’y a pas d’erreur.
Je ne me laisse pas faire, argumentant que j’ai signé un contrat, que j’ai réclamé à faire mes heures mais que personne n’a daigné s’en occuper et que donc il n’y a pas de raison que je n’ai pas mon salaire entier. Mlle Greggio me répond à ce moment qu’il y a effectivement une erreur, que je n’aurais jamais du avoir un contrat pour 30h, qu’il n’y a pas de place pour moi à l’accueil public (alors que je sais par les chefs d’équipe que c’est faux et qu’ils sont en manque d’agents). Elle précise qu’elle n’est pas responsable et rejette la faute sur Mlle Halima Moufid (qui par ailleurs a toujours été réactive et professionnelle pour remettre à jour les erreurs récurrentes sur les salaires), précisant qu’elle fait n’importe quoi depuis qu’elle est enceinte.
A savoir, quand même, qu’il revient à Mlle Greggio de valider les contrats étant responsable du site.

J’ai pris le temps de faire des recherches sur mes droits et j’ai trouvé confirmation que l’agence se doit de respecter les termes du contrat car ce n’était pas moi qui n’avais pas voulu faire mes heures mais bien elle qui ne m’avait pas permis de les faire alors qu’elle s’y était engagée contractuellement.
A la suite de quoi j’ai eu la régularisation de mon salaire d’octobre mais où il m’a été demandé de récupérer les heures. 

A partir de ce moment tout est allé de mal en pis.
Déjà, auparavant, je devais demander des régularisations de salaire car souvent il manquait soit les indemnités de fin de contrat, soit les congés payés, soit des heures.
Mais dès que j’ai montré que je ne me laissais pas faire cela a empiré.
Mlle Greggio m’à un jour « expliqué » que je me devais de tout faire pour l’agence pour que l’agence est confiance en moi, que je devais être « corporate » selon ses propres termes.

Cela a donc fini par me lasser.
Devoir me battre chaque mois pour que mes droits soient respectés, pour recevoir mon planning en temps et en heure (il m’est arrivé de le réclamer la veille pour le lendemain ne l’ayant pas reçu, ce à quoi on m’à répondu qu’on m’avait « oublié »), pour que me soient payés mes indemnités, mes primes de panier, les jours fériés, etc…
J’ai donc prévenu Mlle Greggio, le 26 décembre par mail, que je ne désirais plus continuer ma collaboration avec City One et qu’il lui faudrait trouver un nouvel agent pour me remplacer à la fin de mon contrat (le 10 janvier 2014). Ce à quoi elle à répondu par un, je cite « C'est parfait, je te remercie. »

Je fais l’impasse sur pas mal de petites choses qui ont été faites durant cette période. Choses destinées à me déstabiliser, voire à me faire passer pour une employée incompétente comme un mail m’accusant d’erreurs commises à l’accueil public, non fondées bien sûr ou comme une demande de Mlle Greggio concernant l’organigramme de la Cinémathèque. Je l’ai bien sur renvoyée vers la cliente Cinémathèque pour obtenir ces informations.
J’ai supposé qu’elle voulait me faire commettre une faute professionnelle en donnant des informations …mais cela reste une supposition.

Au terme de mon contrat, j’ai reçu mon dernier salaire ainsi que mon solde de tout compte.
Là encore il manquait de l’argent, l’agence m’ayant tout bonnement amputé d’une semaine de travail. Mon attestation employeur indiquant que mon contrat avait pris fin le 4 janvier alors que j’avais travaillé contractuellement jusqu’au 10 janvier.

Plusieurs mail de réclamation de ma part auprès de Mr Maréchal (juriste de City One) n’ayant pas trouvé de réponse, j’ai fais une demande par courrier avec AR (sur les conseils de l’inspection du travail) indiquant que si aucune suite favorable n’était donnée rapidement à mon dossier, je le confierais au conseil des Prud’hommes qui se chargerait de la régularisation.
Cela a eu son effet et en une semaine l’affaire était réglée, les comptes mis à jours, toutes les fiches de paies jamais reçues enfin en ma possession ainsi que les attestations employeur.

C’est pour toutes ces raisons que je tiens à apporter mon témoignage et à mon soutien aux agents en place actuellement.
Je tiens à préciser que du côté de la Cinémathèque, tous les employés, cadres et dirigeants ont toujours été respectueux, amicaux et m’ont toujours soutenu lors de mon conflit avec l’agence.
J’ai toujours était très heureuse à mon poste et ne l’ai quitté que pour échapper à l’agence City One qui ne respecte en aucune façon ses employés, n’hésite pas à faire pression sur eux et bafoue leurs droits.

Je me tiens évidemment à disposition si besoin était de témoigner autrement que par écrit.

Je souhaite force et courage à ceux dans la tourmente.
Bien amicalement